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Livres - Chronologie de publication - Chronologie des histoires - Son âge - Son nom - Les crimes - Etudes - Archéologie - Pastiches et parodies
 


Pastiches et parodies


   L'affaire de la terreur subite (nouvelle par Thierry Lerouge) (mai 2003)
(...) Il considéra deux lettres qu'il tenait dans ses mains et me dit d'un ton calme : _ Hastings, croyez-vous aux coïncidences ?
Je fus étonné de cette question de sa part, mais je répliquai : _ Oui parfois certaines sont très troublantes.
Il eut un sourire à mon encontre ce qui signifiait qu'il calculait mentalement un problème.
De là à penser que mon ami Poirot soit déjà penché sur une affaire, il n'y avait qu'un pas à franchir. (....)

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   Travaux d'élèves (sous la conduite d'Evelyne Derriennic) (septembre 2002)

(...) Titulaire d'un concours de professeur de français et d'histoire -géographie depuis juin 2001, je devais trouver un sujet de mémoire professionnel, ce dernier faisant parti de l'évaluation du professeur stagiaire. A la rentrée, une classe de 1ère baccalauréat professionnel m'a été confiée. Une classe composée de 19 garçons, entre 17 et 19 ans, qui comme souvent n'aiment pas écrire et encore moins lire.
Le problème a donc été de les motiver suffisamment et la perspective de voir leurs travaux sur le net y a contribué. (...)

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Notre avis sur chacun des livres ou films présentés figure après les titres (de 0 à ***) ; la note tient compte de la qualité de l'écriture et de la qualité de l'énigme ainsi que de son intérêt pour le personnage de Hercule Poirot.

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   Susan Moody : En amour, tous les coups sont permis (All's fair in love) (22 pages) (1990) **

   Série de lettres d'une jeune femme qui part en cure sous une fausse identité pour espionner un homme soupçonné d'escroquerie à  l'assurance. Ses rapports journaliers présentent les différents personnages présents à  l'hôtel, dont Hercule Poirot, et la mort de l'un d'entre eux. Le fameux détective belge qui n'a rien contre le mensonge, car "du mensonge jaillit la vérité" n'aura pas besoin de ses petites cellules grises...
     La première lettre est écrite du Grand Hôtel, station thermale de Chorlington, le 16 septembre 192-.

    Initialement paru dans A Classic English Crime, anthologie de Tim Heald, Pavilion Books, 1990. Ce livre constitue le tribut de la Crime Writers Association au centenaire de la naissance d'Agatha Christie. L'hommage rendu par Susan Moody figure parmi les plus réussis.
    Mystère, mystère présenté par Jacques Baudou, Sueurs froides, Denol, septembre 1994.

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   William Brittain : Le garçon qui lisait Agatha Christie (The boy who read Agatha Christie) (9 pages) (1966) ***

    Une série d'actes insolites commis par des étudiants étrangers à  la ville est résolue par un jeune garçon belge de 10 ans qui vient de découvrir Agatha Christie et son détective moustachu. "- Mais c'est la simplicité même, mon ami, dit Jacques alors que lui et Max se trouvaient seuls dans le bureau. Comme Hercule Poirot lui-même me l'a enseigné, toute action humaine, la plus folle soit-elle, suit un modèle. Déterminer ce modèle requiert tout simplement le bon usage des petites cellules grises."
    L'enquête a lieu en 1966 à Larkin's Corners.

    William Brittain, auteur spécialiste du texte court, a écrit une série de pastiches très respectueux de l'esprit de leur modèle et déployant la même virtuosité : The man/boy/woman/girl who read Rex Stout/Ellery Queen/John Dickson Carr/sir Arthur Conan Doyle/Dashiell Hammett/Georges Simenon/John Creasey/G.K.Chesterton/Isaac Asimov. Jacques Baudou note que seuls Jon L.Breen et Thomas Narcejac ont constitué l'équivalent.

    Initialement paru dans Ellery Queen's Mystery Magazine de décembre 1966.
    Parution en France dans Mystère 91, éditions du Masque, 1991.

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   Thomas Narcejac : Le monstre du Loch Bliss (à la manière d'Agatha Christie) (22 pages) (19??) ***

    L'affaire débute en 1930 avec l'énoncé d'un mystère surnaturel apparemment associé à une série de décès. Elle se poursuit par l'examen de situation des membres d'un cercle restreint qui disposaient d'excellentes raison pour tuer mais pas d'un alibi convaincant. Elle s'achève par le lever du voile sur l'identité du criminel, et ses mobiles. La révélation du mode employé pour tuer fait l'objet d'un développement car elle était particulièrement astucieuse.

    Professeur de lettres et de philosophie aspirant à la qualité de romancier, Thomas Narcejac s'est fait la main en attribuant un supplément d'oeuvres à ses auteurs favoris : sir Arthur Conan Doyle, Maurice Leblanc, G.K. Chesterton, Dorothy Sayers, Ellery Queen, Leslie Charteris, Simenon, Peter Cheyney, Pierre Nord, Rex Stout, James Hadley Chase, Léo Malet, Antoine Dominique, Albert Simonin, William Irish, Exbrayat, Gérard de Villiers. Le monstre du loch Bliss est un pastiche d'Agatha Christie : il y a réinvestissement fidèlement les données du texte servant de matière première pour une nouvelle création.
    Nouvelle parue dans le recueil Usurpation d'identité, J'ai lu n1513, 1980. Livre parue également dans d'autres éditions.

    Thomas Narcejac a écrit dans la préface du livre : "A notre ami San Antonio, l'inimitable. La plupart des nouvelles qui figurent dans ce recueil ont été écrites il y a bien longtemps. Je débutais. Je me cherchais. Apprenti, j'étais tenté d'imiter tel ou tel. Aussi, pour en finir tout de suite avec des influences paralysantes, je résolus de les subir toutes à la fois. C'est pourquoi je m'exerçai à composer de courtes histoires qui, en vérité, ne sont ni des pastiches ni des "à la manière de". Rien, ici, d'apprêté ni de laborieux ; rien de littéraire ni d'impertinent. Seul comptait pour moi le plaisir d'inventer et décrire sous un déguisement sans cesse renouvelé. Je m'amusais comme un enfant à me grimer, en prenant pour modèle les meilleurs auteurs, naturellement, mais sans songer le moins du monde à établir un palmarès. Et puis je rencontrai Pierre Boileau et, récemment, il nous parut plaisant de reprendre ces textes oubliés et d'ajouter à l'ancien ouvrage quelques nouvelles destinées à le rajeunir. Boileau me souffla quelques idées, concernant notamment Dominique, Exbrayat et Irish. C'est pourquoi j'estime que, malgré ses protestations, son nom doit figurer à côté du mien. Aujourd'hui je suis le meneur de jeu. Demain ce sera son tour. Quelle importance ? Pourvu qu'on lise un Boileau Narcejac. Thomas Narcejac."

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   Julian Symons : Sherlock Holmes et Hercule Poirot (Sherlock Holmes and the Poirot Connexion) (9 pages) (1987) *

    Automne 1901, deux ans avant que Holmes ne prenne sa retraite. C'est une délicate affaire que doit résoudre Sherlock Holmes ; elle implique un ministre, des documents secrets, des menaces de guerre. Le haut personnage chargé des négociations est Sir Charles Mulready, un homme de confiance ; et pourtant des renseignements confidentiels ont été transmis à l'ennemi avant que Sir Charles ne soit mystérieusement assassiné.

    La rencontre de deux des plus grands détectives de la littérature d'énigme, dans des circonstances particulières, il est vrai. Julian Symons est l'un des plus importants écrivains de mystère de l'Angleterre contemporaine. C'est lui qui a été choisi pour remplacer Agatha Christie à la présidence du célèbre Detection club en 1976...
    Nouvelle issue de l'anthologie établie par Jacques Baudou, Le nouveau musée de l'Holmes (Edition Néo, 1989).
    Initialement publiée dans The illustrated London News en avril 1987 à l'occasion du centenaire, puis reprise dans EQMM sous l'intitulé Did Sherlock Holmes meet Hercule ?

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   Nishimura Kyôtarô : Les grands détectives n'ont pas froid aux yeux (...) (249 pages) (1971) ***

    Que diable Maigret, Ellery Queen et Hercule Poirot sont-ils allés faire à  Tokyo ? En les invitant, M. Sato a son idée : se faire voler deux millions de dollars, sous leurs yeux. Quel plaisir d'offrir à  ses détectives favoris le luxe d'une enquête sur le vif... Bien entendu, un vieux détective japonais est de la partie : Kogoro Akechi, le héros d'Edogawa Ranpo.

    Nishimura Kyôtarô est né en 1930 à Tôkyô. Appartenant à la deuxième génération des auteurs de romans policiers japonais, il est aujourd'hui l'un des plus populaires écrivains de best-sellers dans son pays avec Matsumoto Seichô et Akagawa Jiro.
    Publication en France en 1988 chez les éditions Clancier-Guénaud, 1993 aux éditions Philippe Picquier, 1997 pour l'édition de poche.

    Extrait de la préface de Jean-Christian Bouvier : "Pendant plus d'un demi-siècle (1920-1980), les auteurs japonais de romans policiers se sont nourris de la lecture, en traduction, des maîtres occidentaux du genre, sans jamais imaginer qu'un jour ils seraient eux-mêmes, à leur tour, traduits et appréciés en dehors de l'étroit archipel nippon. C'est ce qui fait le charme de ces Grands Détectives, écrits en 1971, où nous découvrons avec surprise que nos héros si familiers - Maiget, Poirot, Ellery Queen - n'ont pas de secrets pour leur rival et ami Kogoro Akechi. La lecture de cette aventure rocambolesque à souhait nous fait prendre conscience de la part cachée de notre méconnaissance traditionnelle de ce pays : nous ignorons à quel point les Japonais nous connaissent bien... au moins par les livres ! Non seulement l'auteur possède ses classiques sur le bout des doigts, mais il en joue avec humour : nos héros vieillis, au rancart dans leurs pays respectifs, sont un peu fatigués... Ce goût de la dérision est également une bonne surprise : avez-vous déjà lu un roman japonais drôle chez Gallimard ou aux Presses orientalistes de France ? Sans bouder, donc, notre plaisir, reconnaissons aussi qu'il est un peu trouble et très kitsch : rarement une traduction, pourtant fidèle, aura autant changé le sens de l'oeuvre originale. Parodie au premier degré en japonais, en forme d'hommage affectueux et d'émancipation, par un auteur qui affirme son talent et son métier, le livre est reçu, ici, au second degré, comme un jeu subtil de regards croisés Orient/Occident, exotisme pas mort, un peu retors même. Machine littéraire étonnamment bien huilée , écrira à son propos le critique du Magazine littéraire, évoquant les exercices de style pur et simple, au sens de Raymond Queneau et les procédés utilisés par Jacques Roubaud dans La Belle Hortense ... L'auteur, je puis en témoigner, en resta flatté, mais pantois... (...)"

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   Un cadavre au déssert (Murder by death), film américain réalisé par Robert Moore, d'après un scénario de Neil Simon  (1976) **

Avec :  James Coco (Perrier) - Truman Capote (Twain) - Peter Falk (Diamond) - David Niven (Charleston) - Peter Sellars (Wang) - Elsa Lanchester (Miss Marbles) - Eileen Brennan (Tess) - Maggie Smith (Dora Charleston) - Richard Narita (Willie) - Estelle Winwood (Miss Withers) - James Cromwell (Marcel) - Alec Guiness (le maître d' Hôtel).
Musique de Dave Grusin - Durée : 91 mn - Genre : comédie policière.

    Lionel Twain est un curieux châtelain. Son château, s'il n est pas peuple de fantomes, est truffé de gadgets qui prouvent le goût du maître de maison pour le macabre. Pour ajoueter aux charmes des lieux, le majordome est aveugle et la cuisinière muette. Les cinq plus grands détectives du monde réunis par cet hôte étrange s'interrogent sur le pourquoi de l'invitation. Au dîner, le propriétaire mégalomane leur lance un défi : un million de dollars contre la solution d'un crime qui aura lieu dans quelques heures. Tout flair dehors, les directives sont appâtés, mais les premières pistes sont fausses.

    A vous de deviner quels sont les détectives qui sont parodiés. Il est aussi fait référence à ceux qui manque. C'est un film très drôle qui passe en revue tous les clichés les plus éculés des romans d'énigmes et des films policiers d'énigmes. Un film irrévérencieux qui rend hommage à sa façon (drôle et décalée) à ce genre d'écriture. Hercule Poirot est l'un des détectives majeurs de l'histoire sous les traits de l'effeminé, gourmant et exagéremment ridicule Perrier. A noter que David Niven et Maggie Smith joueront en 1978 dans le film "Mort sur le Nil" avec peter Ustinov dans le rôle de Poirot.

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   Jacques Sadoul : Trop de détectives (260 pages) (1997) 0

    Une riche veuve, June McNally, convie huit de ses connaissances afin de participer à une murder-party au cours de laquelle chacun tiendra le rôle d'un détective célèbre. Ainsi, Sherlock Holmes, Hercule Poirot, le Lieutenant Columbo, le père Brown, Maigret, Philipp Marlow, Kay Scarpetta et Ellery Queen doivent mener l'enquête. Mais l'hôte, craignant pour sa vie, se fait assiter de Carol Evans, l'héroïne récurrente des romans de Jacques Sadou ; durant la soirée, June McNally se fait assassiner. 

    Le succés de ce roman parait contestable à sa lecture. Le personnage d'Hercule Poirot est ridicule et ridiculisé, préférant la bonne chère et les femmes et peu soucieux de résoudre l'enquête qui lui a été confiée ; l'héroïne quant à elle préfère flirter avec Ellery Queen et narrer ses exploits sexuels que protéger sa patronne d'un week-end. Il ne faut surtout pas lire ce livre en pensant qu'il s'agit d'un roman d'énigme, la solution est un peu ''tirée par les cheveux'' et les détectives ne sont pas mis à leur avantage.

    Albin Michel, 1997, réedité en poche chez  J'ai lu Policier n5118, 1999, 249 p.

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